Laurent SENTS a 30 ans. Il pourrait être mon fils. J'ai découvert sa vie à travers les pages de son livre "JE TE VOIS". Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas son ouvrage en tête de gondole des rayons livres des grandes surfaces. "JE TE VOIS" fait partie de ces livres édités à compte d'auteur avec les moyens de diffusion modernes offerts par le web.
Mêlant la biographie et le journal intime, Laurent nous fait partager des moments importants de sa vie et plus particulièrement ceux liés à la passion devenue le moteur de son existence. Les chevaux. Avec justesse, émotion, avec des mots venus du cœur on suit au long des 282 pages de son bouquin son parcours peu ordinaire. Parcours qui a force de ténacité, de volonté, de rencontres va lui permettre de toucher à ce Graal qu'il n'osait espérer, devenir propriétaire de SON cheval et tisser avec celui-ci, celle là en fait, puisqu'il s'agit d'une jument, une relation fusionnelle dont pourrait avantageusement s'inspirer bon nombre de cavaliers.
Car voilà. Laurent n'est pas cavalier, par la force des choses. Il est un homme de cheval, ce qui est tout aussi noble, voire plus. Laurent est atteint de dysplasie de Kniest. On devine bien qu'on n'a pas là affaire à un banal rhume de cerveau. Cette maladie fait partie de celles dites "orphelines".
Laurent est un homme de caractère. Malgré une longue hospitalisation consécutive à une opération il tient à poursuivre ses études normalement. Puis dépassant ses propres appréhensions et celles de son entourage, il va se rapprocher du monde du cheval.Tout au long de son récit, il a forcé mon admiration. Sans sensiblerie, sans mots qui donnent à s'apitoyer sur son sort, la narration de sa vie donne à réfléchir sur le rapport aux difficultés que nous rencontrons au quotidien, nous autres valides.
C'est avec beaucoup d'émotions que j'ai achevé la lecture de ce livre. Moi qui connaît la difficulté à aligner quelques mots hésitants sur les pages de ce blog, j'imagine facilement le courage à déployer pour coucher une telle expérience sur le papier. Une histoire avec un point final qui mériterait des points de suspension.
Sa soif d'aller de l'avant, son humour, sont ce qu'on appelle de manière parfois galvaudée une leçon de vie. Il ne revendique pas cela. Mais ce récit est une belle manière de réfléchir au rapport que nous entretenons à la vie et ce que nous en faisons.
Pour lire "JE TE VOIS": The Book Edition
lundi 1 juillet 2013
lundi 24 juin 2013
Trahi par Prévert.
Ami lecteur, tu n'es pas sans savoir, sinon cette lacune sera comblée d'ici quelques mots, que je suis l'heureux détenteur d'un compte Twitter. Je sais HSBC ou UBS c'est plus classe. Or donc, sur FaceBook on a des amis. Sur (dans?) Twitter, ce sont des "followers". En bon Français "suiveurs" , ce qui me fait furieusement penser au Tour de France qui va bientôt emplir l'espace médiatique, et les parts disponibles de cerveaux, après Roland Garros. Abonnés est plus sympa quand même. Bref, ces followers s'abonnent à un compte, probablement en raison de l'intérêt qu'ils portent à ses messages.
C'est donc toujours avec satisfaction, il faut bien le dire, que j'accueille un nouvel abonné. Je passe sur le comment les autres "Twittos" t'adoptent. J'ai failli choper une migraine en tentant de le mettre en mots. Par contre je suis quand même assez surpris lorsque je parcours la liste de ceux qui me suivent. Je n'entre pas dans le détail, mais elle a un côté inventaire à la Prévert qui me laisse songeur.
Aujourd'hui donc, heureuse surprise, deux nouveaux abonnés. "Zarmaaa, t'as mis un kit?" Enthousiasme rapidement douché. Car voilà que Prévert me fait un sacré pied de nez.
Depuis ce 24 juin, je compte aux nombre de mes followers, le compte officiel de TomTom France. Non pas Tom Novembre, ni Tom & Jerry, encore moins Tom de Savoie. Oui, le fabricant de GPS. Me faire ça à moi! Voilà bien un paradoxe de cette époque. Une entreprise qui se targue de guider le peuple de la route, me suit. Me suivre alors que je reste un inconditionnel de la carte routière dans le meilleur cas. Sans compter les jours où je ne me fie qu'à mon instinct et aux panneaux indicateurs. Serais-je à ce point un phare de la twittosphère, une balise pour l’internationale des égarés, un waypoint sur le chemin de la rédemption motocycliste? Ou plus sordidement, suis-je moi aussi une victime de la NSA et de PRISM ? Je me perds en conjectures.
Mais le pire est peut-être à venir. J'attends avec angoisse le moment ou SHAD s'abonnera à mon compte!
C'est donc toujours avec satisfaction, il faut bien le dire, que j'accueille un nouvel abonné. Je passe sur le comment les autres "Twittos" t'adoptent. J'ai failli choper une migraine en tentant de le mettre en mots. Par contre je suis quand même assez surpris lorsque je parcours la liste de ceux qui me suivent. Je n'entre pas dans le détail, mais elle a un côté inventaire à la Prévert qui me laisse songeur.
Aujourd'hui donc, heureuse surprise, deux nouveaux abonnés. "Zarmaaa, t'as mis un kit?" Enthousiasme rapidement douché. Car voilà que Prévert me fait un sacré pied de nez.
Depuis ce 24 juin, je compte aux nombre de mes followers, le compte officiel de TomTom France. Non pas Tom Novembre, ni Tom & Jerry, encore moins Tom de Savoie. Oui, le fabricant de GPS. Me faire ça à moi! Voilà bien un paradoxe de cette époque. Une entreprise qui se targue de guider le peuple de la route, me suit. Me suivre alors que je reste un inconditionnel de la carte routière dans le meilleur cas. Sans compter les jours où je ne me fie qu'à mon instinct et aux panneaux indicateurs. Serais-je à ce point un phare de la twittosphère, une balise pour l’internationale des égarés, un waypoint sur le chemin de la rédemption motocycliste? Ou plus sordidement, suis-je moi aussi une victime de la NSA et de PRISM ? Je me perds en conjectures.
Mais le pire est peut-être à venir. J'attends avec angoisse le moment ou SHAD s'abonnera à mon compte!
mardi 4 juin 2013
Faites du bruit!
Cher Fabien Lecoutre.
C'est d'une oreille attentive que j'ai lu votre "billet". Il se trouve que je nous ai découvert un point commun. La motocyclette. Mais voilà... Voilà près de 40 ans que j'use mes fonds de cuir sur des machines généralement bruyantes. Quelle guigne. Bien peu parmi elles ont échappé à cette malédiction du décibel. Et encore plus au cours des deux dernières décennies placées sous le signe de twins transalpins ou américains.
Désolé, mais quand j'entends le son de machines construites à des époques où on se préoccupait moins de santé publique et de sécurité, j'ai tendance à produire de l'endorphine.
Hélas, c'est au XXI ème siècle le triomphe de la morphine. Interdit de fumer, interdit de boire, interdit d'aller vite, rapports sexuels risqués, on enfouit la société sous une chape d'interdits et de peurs... Les individus sont cantonnés dans un modèle ou peur et interdits s'érigent en système de gouvernance. Peur de perdre son boulot, peur de l'autre, peur des autres. Si je suis conscient des méfaits de certaines pratiques, une société qui évolue sous la dictature des interdits et de la peur est elle porteuse d'espoir? Un signe. Alors que personne, ou presque ne réagit à ces coups de sabres, y compris dans le fondement de notre système social, la seule mobilisation du moment se fait autour, non pas d'une liberté qu'on supprime, mais contre une qu'on accorde. On marche sur la tête.
Donc, j'aime le son de la mécanique, pour revenir à cette affaire. C'est mal, car c'est INTERDIT. Et les bonnes raisons d'être bruyant sont légions.
Dans le louable espoir, jamais déçu, de rendre à ces mécaniques leur verve d'origine, mise à mal par des règles techniques toujours plus draconiennes, celles-ci se sont vues équipées d'échappement pas vraiment discrets. Pas tant pour affoler le retraité, la veuve et l'orphelin; la démarche, cohérente, visait simultanément à une harmonisation du couple admission/échappement avec les bienfaits que l'on peut en attendre.
Des moteurs au gros couple. Nous autres les motards bruyants aimons bien tout ce qui est gros. Un régal sur nos belles routes de où on goûte tant le côté velu des twins. Nous autres motards bruyants avons un faible pour tout ce qui est velu. J'en connais même qui poussent le vice à rouler en Sanglas avec un mégaphone. Pas joli, joli tout ça.
J'avoue qu'à certaines occasions plus lointaines, cette modification fut le fruit d'un choix économique. Quand une ligne adaptable "Grobarouf" ne coûte qu'un bras comparé aux deux de la ligne constructeur, le calcul est vite fait pour le jeunot à peine salarié, quand le remplacement s'impose pour cause de grosse gamelle sans couverture "tout risques".
L'esthétique du bruit n'est pas forcément partagée par tous, je te le concède. Pour avoir pas mal bourlingué avec ces différents engins, j'ai toujours eu comme ligne de conduite de traverser les lieux-dits et autres agglomérations à un rythme respectueux des autochtones, histoire de laisser libre passage aux mémés et autres bambins. Au passage en montant un rapport, j'arrive même parfois à passer complétement inaperçu. Terroriser les populations ne m'a jamais procuré d'extase.
Ces développements philosophiques et techniques te laisseront probablement de marbre. Tout comme l'imparable "Loud Pipes Save Lives" & "FTW". Désolé pour cette dernière considération. C'est un mien pote à l'organe puissant qui m'a obligé. Ou presque. Comme dit plus haut, c'est le grondement viril d'un bicylindres américain qui assouvit dorénavant mon addiction au boucan. De ces machines chevauchées par des gogos, zozos, bobos en mal de testostérone. Car oui, mon Sportster a lui aussi été modifié afin de péter le feu, avec l'orgie de décibels qui me ramène dans les traces d'Easy Rider. Ces décibels annonciateurs de l’apocalypse qui obscurcit les rétros des pères de famille. Ils se tassent sur leur siège en espérant ne pas se le faire later, (le rétro) sous les railleries de leur progéniture: "Le Scénic c'est trop la honte". Au rétroviseur droit, un temps épargné, flotte le string de la mère de famille. Quelle honte!
Mais je m'égare. Anecdote. Alors que je circulais sur une voie rapide au volant d'un genre de camionnette du style "trop la honte", j'aperçus dans le flot moutonnier la lueur d'un phare de moto dans le lointain. Passent quelques secondes. Je m’apprête à quitter ma file, clignotant, rétro, rien et go! A cet instant le BROOOOOOOO du congénère planqué dans l'angle mort me ramène à la réalité. Maoeuvre avortée. Mortard sauvé. Vu la densité du flot, le gars aurait salement trinqué. Merci le bruit!
Il faut te dire qu'après avoir aligné les bornes en motos (bruyantes) dans toutes les conditions, j'ai décidé de me ranger du côté d'Epicure et de rejoindre la cohorte des pleutres et autres lâches qui ne roulent que pour le plaisir, de préférence dans des conditions agréables. Bien que parfois la météo me joue de sales tours.
Rien n'est perdu cependant. Nous avons un autre point commun. J'ai l'avantage de "gérer" depuis douze ans un site qui cause un peu de moto et depuis huit ans un forum qui fédère une équipe de joyeux drilles répartis sur l'ensemble du territoire. Pas nombreuse cette équipe, mais fidèle et porteuse dans son ensemble d'une camaraderie construite autour des fameuses machines de Mandello, (mais pas que) parfois capricieuses mais au combien attachantes. Entraide, esprit souvent libertaire, la plupart de ceux-ci font aussi du bruit. Il ne s'agit pourtant pas d'une bande de renégats assoiffés de sang. La plupart ont dépassé la cinquantaine occupent pour certains des postes à responsabilités dans de grandes entreprises et certains même font preuve d'une acuité intellectuelle dont j'arrive à être jaloux. Peut-être certains possèdent-ils même un Scénic!
Une chose pourtant me heurte, et nous voilà à nouveau séparés. En haut à droite de ta page d'accueil, tu proposes à tes lecteurs de faire un don pour pérenniser ce site. Hum. Quand j'ai ouvert le site TWIN ZONE puis plus tard le forum du même nom, je l'ai fait par pure passion. D'une initiative personnelle. C'est au nom de cette passion qui m'anime que je me suis toujours refusé à demander quoi que ce soit aux membres du forum et lecteurs du site. J'ai depuis le début réglé de mes deniers les hébergements et les noms de domaine. Sans faire de bruit...
Sans faire de bruit. Voilà pour terminer, peut-être l'origine de cette propension
à me délecter du son de certaines machines. Je porte en moi une sorte de schizophrénie sonore. Une fois ma brêle au garage, une des choses qui me réjouit le plus et de me caler sous le platane devant la maison et de profiter du chant des oiseaux, de les identifier, de sentir le frémissement du vent dans le feuillage, de saisir au passage le bourdonnement d'un insecte qui se hâte dans la douceur du printemps. En maudissant le jeune con qui habite 2 bornes plus loin et qui passe parfois sur son dirt bike avec son p..... de pot pas homologué! Jeune con!
mardi 23 avril 2013
La Le Mans Moto Bel' prophète en son pays.
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| Laurent Sleurs, avec un bô t-shirt et Christophe Charles-Artigues. Duo de choc. |
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| Les deux compères autour de Jacques Ifrah. Un sourire qui fait plaisir. |
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| Le podium, complété par Brasher/Linden (Phase One-Kawa) et Wobker/Matthies (Kawa) |
Deux pilotes rapides, qui maîtrisent leur sujet et leur moto aux petits oignons, un préparateur hors pair dont la connaissance des twins de Mandello confine au génie et à l'arrivée la plus haute marche du podium dans cette première manche du Championnat d'Europe d'Endurance, "European Classic Series". Un immense bravo à tout le Team MOTO BEL'. C'est avec impatience que j'attends les manches de Spa et Aragon. Sans forfanterie, c'est une de ses qualités, Laurent SLEURS me confiait voilà quelques semaines que l'équipe se lançait dans ce championnat avec de grandes ambitions. La preuve par le résultat aujourd'hui. Rendez-vous en octobre pour la finale de cette compétition.
samedi 6 avril 2013
Séguéla, sors de ce corps!
J'aurais du me méfier. Cette motocyclette s'adresse donc aux jeunes. Allez, hop les seniors (et señoritas) circulez, c'est pas pour vous. Il est vrai que le vieux sur le retour est plus une cible potentielle pour une certaine marque américaine que je ne nommerai pas, histoire de m'éviter encore des remarques désagréables. Manque de claivoyance ou provoc' ce "Faites du bruit me laisse perplexe". H.... emprunte cette expression à Nagui qui va la trouver mauvaise. C'est en général son propos le plus pertinent dans la présentation de son émission trompette, en dehors de questions absconses posées en Anglais de Clermont-Ferrand. Ca sent le procès à pleins poumons cette histoire!
"Faites du bruit" J'espère que sont fournis sans supplément quelques épingles à linge et sous-bock histoire que la promesse soit tenue. Sinon, je prédis une seconde vague de procès. Maintenant, je fais peut-être fausse route? La présence de ce mégaphone, quelle coïncidence, pose question. Est-ce un élément de sécurité pour signaler à l'automobiliste errant sa présence? "Casse toi pôv' con"!!! Une incitation à la manifestation de rue? "Dekra t'es foutu le peuple du goudron est dans la rue!" Je me perds en conjectures.
produits par un système scolaire déplorable, ce sera l'occasion d'apprendre que mégaphone s'écrit avec le [f] de pharmacie, d'un point de vue orthographique et que cela n'a aucun rapport avec la Méga Faune qui hante les zones urbaines les plus glauques. Pour mémoire un mégaphone, ça ressemble plus à ça:
Un dernier point. H...., d'ordinaire si politiquement correct ne recule devant rien en incluant dans sa page de pub le mot "risques". Vu la forte connotation négative de celui-ci, il risque de faire reculer la masse des pleutres, des lâches et de trouillards. Sans compter que si la moto était une pratique à risques, ça ce saurait. Demandez à Cahuzac. Il serait à ce jour beaucoup moins emmerdé et nous avec, s'il avait dissimulé une H.... dans son garage. "Les yeux dans les yeux, je vous jure que je n'ai jamais possédé, ni ne possède de H.... . Il en aurait juste été quitte pour une bonne honte aux yeux des mecs de son âge qui roulent en HD. (Je ne mets que les initiales.)
Enfin, il faut bien que jeunesse se passe, puisqu'il s'agit de cela. Quand on est jeune, on fait des erreurs, c'est bien connu. Erreurs qui forgent l'expérience et vous mènent vers la lumière et les Vraies motos. Après, on prend de l'âge, du coup, on retombe en enfance et les erreurs recommencent. On en vient à rouler sur des VTwins longue course à la conception préhistorique. Et on fait du bruit.
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