mercredi 31 décembre 2014

Les voeux "présidentiels" de François Morel.



Descendons de nos bécanes et prêtons une oreille attentive à François Morel, président pour quelques minutes.

lundi 29 décembre 2014

Motors & Soul 2014



En cette période où la météo et la raison n'incitent pas vraiment à tâter le bitume du pneu, au risque de la tâter pour de bon, petite balade de fin d'été. Première édition de Motors & Souls (organisation Virage8.com) relatée dans cette vidéo qui montre l'éclectisme des participants. Pour dire, j'y ai aperçu deux tops cases et une apparition quasi subliminale de John Fluhaut.

lundi 22 décembre 2014

Essai Harley Davidson Street Glide

C'est au départ du château d'Estoublon, au pied des Alpilles, que Sun Road, concession Harley Davidson de Salon de Provence, organisait un w-e d'essai de la gamme moto et trike. Ceux qui ont connu les années 70, se souviennent sûrement de la saga télévisuelle "Les gens de Mogador". C'est précisément cette très belle demeure qui servit de cadre au tournage de cette série. Cadre historique pour marque historique. Accueil sympa de la part de Mathieu, responsable des ventes, avec un (vrai) expresso, bienvenu en ce début d'après-midi. On a beau être le 20 décembre, la tenue de printemps est plus que supportable sous le vrai ciel bleu provençal. Du 883 Iron au Tri Glide, en passant par le V-Rod ou le Road King, une bonne partie de la gamme attend ceux qui se proposent de découvrir la marque ou, c'est mon cas, rouler avec un modèle différent. J'ai choisi le Street Glide, une GT sauce Harley, légèrement dépouillée, moto aux antipodes de mon Nightster. C'est une moto qui m'accroche visuellement, bien qu'étant adepte d'engins plus épurés. Et puis, j'aimerais connaître au moins une fois les sensations qu'offre un engin de 372 kg propulsé par un v-twin de 1700cc.
Une surprise en détaillant les bécanes présentes, un bonne partie d'entre elles bénéficie au moins d'un stage1.
Le stage 1 consiste en une modification du trio admission-échappement- gestion électronique qui redonne aux twins de Milwaukee le punch et l'agrément qu'ils perdent dans le normes d'homologation. Chacun sait que les moteurs refroidis par air sont sévèrement pénalisés par les normes antipollution.
Dans le style machine avec valoches, l'intégration de celles-ci et le style du tête de fourche "batwing" offrent une ligne finalement sobre et plutôt légère. Côté finition, rien à dire, le standard du genre est respecté. Une fois en selle, relever la bête, compte tenu du centre de gravité assez bas est aisé. Je sens néanmoins qui'l faut éviter de la laisser partir sur un bord ou l'autre, sous peine de souci majeur. Le bas du dos bien calé, le guidon bien en main, les commodos, comparés à ceux de mon Sports' offrent un nombre de boutons affolants. Je songe même avec nostalgie à mon Softail Custom de 93, dépourvu de commodos, avec deux voyants et deux boutons sur le réservoir. "Times they are a changing..." Je tâte les commandes aux pieds, plutôt avancées. Large pédale de frein, que j'arrive à actionner sans lever le pied du planchon et sélecteur double branche. Je ne suis pas dépaysé pour avoir possédé deux Guzzi California équipées de la sorte. On peut sans crainte chausser des Weston; les rapports se passent en appuyant, à la montée comme à la descente. Le large tête de fourche abrite une foultitude d'instruments, du plus classique au plus high tech. Je passe sur les cadrans ronds à fond blanc, compte-tours, tachymètre, jauge d'essence, voltmètre... Au beau milieu trône un écran tactile contrôlant la chaîne HiFi 2X25 watts, le GPS... Autant de choses que je laisserai de côté; je vais me concentrer sur l'essentiel, faire rouler l'engin qui incite quand même à la prudence. Autre étonnement, en tournant le contacteur, un texte que j'ai à peine le temps de déchiffrer s'affiche et je valide "accepter" pour démarrer la mécanique. En effet, le convoi s'ébranle. Décidément, on ne prend jamais le temps de lire les conditions générales. Le Diable a de beaux jours devant lui.  Clong, j'ai l’habitude. Un filet de gaz et la moto part en douceur sur les premiers mètres. Aucun à coups, heureusement, sur la terre je préfère. Arrivé sur le bitume, deuxième. La souplesse et l'onctuosité du 1700cc à bas régime sont stupéfiants. Les moteurs longue course ne sont pas forcément réputés pour leur facilité si bas dans les tours; en ajoutant à l'équilibre général de la machine qui fait oublier son poids, me voilà plutôt rassuré. Mais attentif.
La route enfin. Un peu plus de gaz. Ca pousse velument, genre Pacific 231! En même temps, la Street peut évoluer en 5ème, voire en 6ème aux alentours de 1500 tr/mn sans broncher. A l'ouverture des gaz la musique du moulin HD est bien là! Ici, une parenthèse. Déjà en stage1, le modèle d'essai est doté d'un bouton supplémentaire côté gauche du guidon. Il n'y en avait pas assez. Par impulsions, on modifie le volume sonore de la moto. 1: La maréchaussée et tes voisins sont tes amis. 2 Les gars, vous entendez, j'ai une vraie Harley. 3: Je suis un outlaw et je vous e...... ! Bref, l'accessoire indispensable pour faire de tout un chacun un rebelle légal. Ou presque. Ce moteur est vraiment impressionnant. Du coffre, de la souplesse, de l'allonge, difficile de lui reprocher quoi que ce soit.
Cette première partie, faite de grands courbes sur un bitume bien lisse,  révèle une moto confortable, plutôt souple et  rigoureuse. Un bémol quand même. A partir de 100 km/h, ca turbule dans le haut du casque. Pas franchement agréable. La bulle courte du batwing montre ses limites. Trois solutions: être plus grand, plus petit, ou installer une bulle basse avec déflecteur. Une option. A rajouter à une facture déjà respectable, j'y reviendrai. Pas question de passer une bulle d'Electra qui casserait la ligne. C'est mon avis. Une fois de plus les solutions flatteuses visuellement ne sont pas forcément efficaces sur route.
Nous abordons alors une partie plus tortueuse au revêtement parfois incertain. J'en profite pour voir ce que donne le freinage. Puissant, progressif, bien, vu la masse du bestiau. L'ABS de série est en l’occurrence rassurant si les conditions deviennent délicates vu les quatre quintaux à stopper. Premières petites inégalités. Je retrouve le défaut des suspensions du Sportster de série. Le petites irrégularités sont mal filtrées et je les ressens très bien. Un peu ennuyeux sur une bécane de cet acabit. Evidemment, les suspensions ne sont probablement pas réglées au top, mais je trouve cela un peu désordre. Ca tourne, ça vire un peu serré. Je dois m'employer pour l'inscrire. Elle y va, mais il faut l'y inviter avec fermeté. Je pense aussi que c'est une bécane qu'il faut avoir en main, et qu'une fois le mode d'emploi en poche les chose peuvent être différentes.
Les grilles d'Estoublon sont déjà là. Chacun range sa monture d'un instant et un dernier rappel: quand on passe d'un Nighster à un Street Glide, penser à tenir compte dans les manœuvres de stationnement à la largeur de la bécane au niveau arrière. Le Super Glide posé à ma droite et les sacoches du tourer ont failli en faire les frais.
Extraordinaire le big twin 103 CI de la MoCo. Si cette moto avec ses côtés pratiques et son look sympa est de celles qu'on croise fréquemment, elle n'est pas faites pour moi. Avec un billet d'entrée à 25 000 € (à peu près 30 000 pour celle de l'essai), le côté trop connecté et mon penchant pour les petites routes, je passe mon tour. Un Street Bob avec la même motorisation, on peut discuter. En attendant, c'est toujours avec la même banane que je reprends la route de la maison sur le Skipster!

jeudi 18 décembre 2014

Préparation H

Produit, objet, substance, mélange, etc., qui est le résultat d'une série d'opérations. C'est ce qu'on trouve dans le Petit Larousse parmi les nombreuses définitions du mot préparation. Et qui colle au sens mécanique de ce mot. J'y ajoute quand même mon grain. Voilà quelques lustres, par le biais du rallye automobile et quelques autres encore par celui de la moto, j'ai touché de prêt à la préparation. Dans les deux cas, que ce soit le fait d'amateurs ou de pros, l'objectif était le même. Partir d'un véhicule de série et en tirer le meilleur en terme de performance. Il en va de même pour ceux qui dans la mouvance custom orientent leur travail sur l'esthétique.
En ce début de XXIème, les préparations de motos, on en voit à longueur de blogs et réseaux sociaux, autant que chemises à carreaux dans une réunion de hipsters. Quand je vois certaines de ces préparations, j'y retrouve les mots de mr Larousse. Pour la série d'opérations, le compte est bon. C'est question grain que j'ai un doute. 
Soit, malgré mon attachement à la moto de "caractère" et un aversion certaine pour l'électronique triomphante je vire vieux con, soit les mots comme en bien d'autres domaines ont perdu de leur sens.
Ce qui me chiffonne légèrement, un peu plus que ça d'ailleurs, c'est ce terme de préparation et de préparateur, décerné à tout va, particulièrement dans la mouvance « roots-vintage ». S'il suffit de greffer le bidon d'une autre bécane sur un tréteau de 20 à 30 ans d'âge, sans oublier la selle de fakir en peau de mafflu retournée, ainsi que les indispensables pneus carrés, de préférence dans un sous sol glauque pour accéder au statut de préparateur, j'en connais pas mal qui sont passés à côté d'une grande carrière. Par dessus le marché, ces tics du genre sont transposés sur tout et n’importe quoi. Quand je vois des pneus Firestone (on avait dit, pas de marques) ou autres imitations, sur un Quatre Pattes, voire des pneus à crampons, point besoin de gel fixation extra forte pour que mes cheveux se dressent ! Le fin du fin étant ces bécanes qu'on croit tout droit sorties de la benne à ordures. Le roots vintage mal digéré est une sorte de norme qui se voudrait représentant d'une époque où les choses étaient, légèrement différentes de ce qui est véhiculé là. Une époque où la moto était plutôt un truc de prolos qui le plus souvent roulaient (beaucoup) avec les moyens du bord. J'ai souvenir d'un pote dans les 70's avec sa MZ (d'occase) et aux pieds une paire de bottes de jardinier en caoutchouc.  T'en veux du roots, en voilà.
Loin de moi de jeter la pierre à ceux qui profitent, fort habilement, et à ceux qui sont disposés à flamber des gros billets pour accéder au club. Ils ne m'empêchent pas de respirer et la différence entre les jouets des enfants et ceux des adultes, c'est le prix. Mais nommer la plupart de ces engins « préparations » et leurs concepteurs « préparateurs », faut pas pousser grand-mère dans les orties.
Mais il y a mieux. Je n'irai pas par quatre chemin il peut aussi y avoir tromperie sur la marchandise.
Source: Silodrome
Ceci n'est pas une pipe, bien entendu. C'est un Café Racer sur base de Moto Guzzi V11. Bécane que je connais plutôt bien pour en avoir possédé deux. Il s'agit d'un modèle 2000, de première génération. La machine est rhabillée d'un ensemble en alu, (touche 60's) assez banal esthétiquement, pour ne pas dire moche. C'est mon opinion et je la partage. Niveau partie cycle, les roues à rayons Alpina, apportent un vrai plus en terme de look. Par contre, pour une machine revendiquant l'appellation "racer" il est assez original d'avoir supprimé un disque de frein. Le double disque Brembo d'origine stoppe efficacement l'engin dés qu'on hausse un peu le rythme; j'ai un sérieux doute quant à l'efficacité d'un seul. Plus qu'un doute en vérité. Modèle 2000, donc fourche Ceriani D41. Jolie. Mais une véritable daube, il faut le dire, qui gagnait à être remplacée au minimum par une D43 de même marque voire par une Ohlins. Quand on veut préparer une moto dans une optique "Café Racer" , l'amélioration de la partie cycle est ce qui donne les résultats les plus patents. En l’occurrence, on est plus dans le paraître que l'être. Côté mécanique, le remplacement du système d'injection par deux carbus Keihin donne un plus esthétique. Les carbus c'est un peu plus glamour que des corps d'injecteurs et cela permet de simplifier le faisceau. Quant au 2/1, s'il est assez sympa à regarder, vu son implantation je crains des problèmes de garde au sol à gauche. En compensation, il est probable qu'on puisse frotter les oreilles dans les courbes à droite. 
Bref, si je fais la somme de l'esthétique et des aptitudes à péter un chrono autour de l'Ace Café j'arrive péniblement à la moyenne. Mais il y a plus drôle. L'engin était en vente récemment sur e-bay USA au tarif mirifique de 45000$ ce qui en a fait tousser plus d'un. Je vous rassure, elle n'a pas trouvé preneur. Pour vous donner une idée de ce que l'on peut faire avec un V-Twin Guzzi en terme de cafra, efficace, esthétique et fait pour rouler, voici celui d'un mien pote. Je dirais qu'il n'y a pas photo.   Et aucun de ceux qui ont participé à la réalisation n'a de panneau préparateur au-dessus de sa porte.

Pour terminer j'espère un jour montrer un Café Racer V11, qui attend son heure dans une gare du Tarn & Garonne. Un qui fera parler la poudre, et pas la poudre aux yeux!

mardi 16 décembre 2014

The Rolling Stones - Gimme Shelter (Live)


"War, children, it's just a shot away It's just a shot away War, children, it's just a shot away It's just a shot away" Aujourd'hui, des enfants sont morts. leur tort, être allés à l'école.

lundi 8 décembre 2014

Oignons, vieilleries et techniques d'avant garde.

Il fallait bien que ça arrive à un moment ou à un autre. Fini les affriolantes tenues estivales. Les fringues d'hiver sont de retour. Car l'hiver vient et nous voilà au pied du mur. C'est donc en mode oignon que je rejoins le circuit du Castellet pour le Sunday Ride de Décembre. A moto comme à la voile, l'option de route est à considérer attentivement. Un Mistral musclé s'annonce. J'opte donc pour la route sud. Pas la plus marrante, loin de là, mais la plus intéressante en cette saison et par ces conditions. Entre 2X2 voies, autoroute et passage par le nord de Marseille, pas grand chose à noter dans le journal de bord. Toutefois, c'est l'occasion de retrouver la sensation que procure les gants d'hiver. Et se souvenir qu'en cas d'envie pressante, mieux vaut anticiper sous peine de désagréments fâcheux. C'est plutôt sur le retour que je me délecterai de quelques réjouissants tronçons labellisés "Routamoto". 
Quant au rassemblement, il offre comme à chaque fois son lot d'engins inédits, pas forcément "Classic", mais aussi originaux ou exceptionnels. Les vedettes du jour sont trois machines d'Yves Kerlo, une superbe 450 Honda double arbre coursifiée, je manque de superlatifs, avec en totale opposition un café racer électrique, le HKer qui se laisse regarder au demeurant et la Temo et son mono Terra Modena, au train avant atypique de type JBB.
D'autres moins spectaculaires, méritent tout autant d'attention par leur rareté, comme cette 125 Royal Moto à moteur Sachs, ou le bicylindres 500 Laverda qui ne court pas les rues. 
Beaucoup de (très bon) boulot sur une 650XS "TechnoClassic". Au classicisme de la mécanique, renforcé par cette pipe d'admission sur mesure reliée à un carbu, s'oppose le modernisme de la partie cycle avec une fourche inversée Showa associée à un bras oscillant de Kawa ZRX 1100. 
Le SRC depuis le début a su conserver ce caractère informel qui fait son charme, sans être gagné par les tics du vintage. Pourvu que ça dure!


jeudi 4 décembre 2014

mercredi 3 décembre 2014

Recette

Il y a des jours comme ça où la matière à publier ne manque pas. En parlant de manque, il n'y a pas la chemise à carreaux.

lundi 1 décembre 2014

La réalité dépasse-t-elle l'affliction?

"D'ici 15-20 ans, ne ne verra plus de motos sur les routes. Ou presque. Il restera quelques engins de passionnés, comme ta Guzzi et à part ça, les scooters représenteront le gros du marché." C'est Christian, concessionnaire de japonaises, qui depuis a baissé le rideau pour se consacrer à d'autres choses, qui me tenait ces propos voilà environ cinq ans. Ils me sont revenus en mémoire voilà quelques jours avec une curieuse résonance.  
Donc, voici quelques semaines, j'ai eu à visiter toutes, ou peu s'en faut, les concessions motos de deux préfectures ainsi que celles de trois villes moyennes du sud de la France. Un genre d'exercice "nouveau". Je fréquente très épisodiquement la concession HD d'où provient le Skipster; alors les autres... Donc, cette tournée fut l'occasion de quelques constats.
Côté accueil, les gens sont polis, propres sur eux, souriants, avenants, commerciaux. J'ai eu le sentiment que ceux à qui j'ai touché un mot de leurs produits y croient. Comme y croit le vendeur de Darty au rayon petit électroménager. Ca ne sent pas franchement la flamme. 
J'ai d'autant plus apprécié ce concessionnaire Kawa qui entendant un son de Harley est sorti de son antre, a fait le tour de l'engin, a attaqué sur les "vraies motos", avant de m'entraîner dans son atelier ou dans un coin il se prépare un scrambler sur base de W 650. Puis de faire l'éloge de la simplicité et des sensations et du plaisir. Pour faire bonne mesure, il me paye un café et me propose de repasser dans quelques temps pour voir la chose terminée. Tout aussi sympa, chez un gros exclusif Yamaha, le gars qui me détaille une Bolt, le nouveau custom de la marque, dont trône une version spéciale réalisé par la concession. J'ai droit à une "visite" exhaustive, juste parce qu'il est content de montrer le travail accompli.
Question relation client, chez HD ce sont les cadors. Quand on rentre en concession, on s'attend presque à ce qu'ils sortent la bouteille de Jack et qu'ils envoient les gonzesses. La formule choc: "Alors la forme? Qu'est-ce qu'on peu faire pour toi?" Cette accroche assimilable au chant des sirènes est susceptible de faire sortir votre CB de ses gonds. Surtout, être vigilant.
Rappelez-vous, "Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient touchés..." Dans certains bouclards, j'ai eu comme une étrange sensation à la vue des halls d'expo. Les scoots occupent sérieusement le terrain à tel point même que dans certaines enseignes il m'a été impossible de voir une grosse cylindrée quel qu'en soit le genre. Je parle là de marques généralistes offrant à priori une gamme complète de modèles. Chez les multimarques, la proportion entre motos et scooters tient du pâté d'alouettes. 50/50. (Une alouette, un cheval) 
Christian, visionnaire, ou bien au fait de l'évolution du marché ne m'avait pas lâché ces paroles en l'air. La tendance est là pour le confirmer. En 2013 dans les 20 meilleures ventes de deux roues, se trouvaient huit scooters, ceux-ci occupant les deux marches les plus hautes du podium... Et puis, on peut se poser la question du poids économique de la moto chez les constructeurs. Car en ne regardant les choses que de notre point de vue européen, on oublie que le gros des ventes de deux roues se situe désormais dans les pays émergeant. Et ce marché-là, il n'est évidemment pas demandeur de fringants engins de loisirs ou de grosses cylindrées valorisantes, mais bien d'utilitaires de petites cylindrées et de scoots en particulier. Alors, de là à ce que pour les grands constructeurs, la moto devienne un marché de niches avec les conséquences que l'on connaît sur la diffusion et les prix, il y un pas qui pourrait bien être franchi. 
On n'en est pas (encore) là. Pourtant, les chemins pris par la moto me laissent dubitatif. Entre le prix exorbitant, à mon sens, de la plupart des gros cubes, la proximité technique de plus en plus criante avec l'automobile, en matière d'électronique notamment, des partis pris de design qui en façade donnent à certaines GT des airs de maxi scooters, (ou l'inverse, tiens, tiens) la moto s'éloigne de ce qui m'a fait l'aimer: la simplicité. Ces partis pris des constructeurs, destinés prioritairement à garder le consommateur, appelons un chat un chat, dans leur giron, auxquels vont s'ajouter une floppée de moyens de contrôle individuels (voir le dernier édito de MotoMag) sont aussi à rebours de ce qui nous a fait aimer la moto, l'instrument de liberté qu'elle peut-être.

P.S. Merci quand même à ceux qui résistent encore et ne produisent pas de scotères! Ils se reconnaîtront.

samedi 29 novembre 2014

Calendrier Pirelli 2015 - Teaser


Je suis bien content d'avoir monté un Pirelli Night Dragon sur le Skipster. Je sais maintenant que mon pognon est réinvesti dans des oeuvres culturelles.

dimanche 12 octobre 2014

Au pays de Mme Perrichon

Au pays de mme Perrichon, les milieux autorisés de la sécurité routière ont décidé d'interdire les morts sur les routes. En dehors de la dame en question, on trouve dans ce milieu le Pr Claude Got (ça fait sérieux professeur, ça rassure) des experts (important les experts) et la police. Tout ce beau monde veut donc interdire les morts sur les routes et à cette fin retient donc deux axes d'intervention. Le bâton et le bâton.
Parmi tous ces morts à interdire, figurent en bonne place les motards. Les motards y sont pas beaux, à part les hipsters et leurs barbes bien taillées. Les motards y font du bruit. Les motards y roulent trop vite. Les motards y font n'importe quoi. Alors les motards y faut les "protéger".
Alors, un  contrôle technique, une plaque avant et en prime le duo magique, les jumeaux Jill et John Fluhaut. Le tour est joué! Et grâce à cette potion magique, les motards vont arrêter de mourir sur la route. Il est évident qu'avec un tel traitement, plus d'un préférera mourir sur une piste cyclable, dans un train, un autobus...
Au pays de mme Perrichon, quand on prend le temps d'observer les choses, on fait de drôles de constats. Histoire vécue.
Nous suivons une Golf dans une zone commerciale. Assis à droite, non ce n'est pas un side, je suis passager d'une BAR. Je note que la Golf tourne sur la droite, sans clignotant, pour pénétrer sur la piste de la station service d'une grande surface. Nous la suivons. La Golf oblique plus à droite afin, je suppose, de rejoindre une pompe libre. Et puis non, alors que nous filons droit sur la première pompe, la Golf vire soudainement sur la gauche et nous revient dessus sans crier gare. Coup de frein salvateur de notre part J'ai donc son profil gauche sous les yeux, ce qui me permet de constater que la dame qui conduit a l'oreille collé à son portable. Il fait chaud, les vitres sont descendues, j'en profite donc pour exprimer mon courroux (coucou) à la donzelle. Celle-ci d'âge perrichonesque me rétorque alors: "Mais quoi, je n'ai rien fait de mal!"
Voilà, le jour où, au pays de mme Perrichon tous les zélateurs du bâton et du bâton intégreront que les motards on les voit mieux quand on est à sa conduite et pas au téléphone, notamment, on aura fait un pas en avant. Quand ils auront compris que certains comportements accidentogènes semblent normaux  pour certains, Pedrosa sera champion de MotoGP. Bref on n'a pas le cul sorti des ronces.
Au pays de Mme Perrichon, en matière de sécurité routière, comme souvent en politique, c'est la méthode de l'empilage de lois, de règlements, toujours plus contraignants, histoire de prouver que l'on existe... Le bon sens, c'est pas pour maintenant.

jeudi 2 octobre 2014

DIRTQUAKE: on a encore à apprendre des Brittons!



Décidément, en matière de mécanique et de compétition il est dommageable d'être si loin de l'Angleterre. Côté météo je serai quand même moins catégorique. Mais bon. Immersion chez les frappés de la cendrée en compagnie du chevalier de Groland Serge Nuques. En prime, la bande son de Black Rebel Motorcycle Club.

mercredi 24 septembre 2014

Family. Un peu étrange quand même...


Hanni El Khatib - Family (Uncensored Video) from Innovative Leisure on Vimeo.

Attention, éloignez les enfants et les membres du CNSR. C'est donc à la dégaine du motard que l'on sait à quelle famille il appartient. On est plus près de la famille Adams que de la famille De La Rochère. 

lundi 15 septembre 2014

Les Experts - Paris.

Le CNSR est-il définitivement voué à jeter la suspicion sur les deux roues motorisés ? Je (ne me) pose (plus) la question à l'énoncé des nouvelles (?) idées de cette assemblée à l'égard, ou plutôt l'encontre de la moto. On est plus près du discriminatoire et du vexatoire que de la réflexion constructive. Commentaires à propos de quelques une des propositions sorties du chapeau de ces messieurs. Qui semblent pas mal en travailler. Du chapeau. Les mesures complètes sont détaillées (et commentées sérieusement) dans le n° 2812 de Moto Mag.
Une observation auparavant. La plupart de celles-ci se basent sur des travaux (?) d’experts. Lesquels, je n'en sais rien. Toutefois, après les énarques, les technocrates, la parole est dorénavant aux experts qui fleurissent sur tous les plateaux de télévision à propos de tout et de rien. L'avantage étant tout de même qu’ils se contredisent allègrement ce qui au fond est plutôt rassurant. Au final, ces avis d'experts, particulièrement dans le domaine qui nous intéresse, me font furieusement penser au titre ronflant de « Elu produit de l'année, par des consommateurs ». Un gage de de sérieux, je n'en doute pas...
Bien entendu, roulements de tambours, le retour du « gilet jaune », pour simplifier la formule. Il serait temps que ce noble aréopage se mette dans la tête que rouler à moto, je parle bien de moto, est pour une large majorité, je ne pense pas me tromper, un choix de vie. Choix d'une certaine liberté dans le déplacement, du ressenti de la route, de l'environnement, des éléments. A travers cela, nous avons tendance à adopter une tenue signifiante, en rapport avec notre pratique. Rien que pour cela, un motif philosophique dirais-je, vouloir nous affubler d'un uniforme sensé nous rendre plus visibles, relève de la provocation.
La visibilité, belle affaire. On est visible pour ceux qui sont attentifs à la route. Que ces messieurs sortent un peu le nez de leurs statistiques et qu'ils viennent donc constater le nombre croissant, en dépit des campagnes de prévention, de conducteurs accroché à leur portable. La crétinerie ambiante dans le domaine est sans fin car à présent, ce sont aussi les cyclistes qui téléphonent au guidon*. Alors, avant, habitude bien Française, de pondre un nouveau règlement, il serait utile de veiller à l'application de ce qui existe et qui ferait plus pour la sécurité. Vous me direz qu'il est plus facile de taxer une flopée de malandrins circulant à 95 km/h que de coincer les malades du GSM. Faut de l'effectif pour ça...
Ne manque pas à l'appel le couplet sur les contrôles de vitesse et bien entendu le fameux refrain du nombre de motos qui passeraient entre les mailles du filet. Réponse du CNSR, réfléchir à une taille de plaque adaptée, (pourquoi pas des 4X3) et surtout, une plaque avant. Pour la plaque avant, y réfléchir à deux fois. Les montagnards savent que la plaque avant est celle qui déclenche les avalanches... De protestation. Il faut dire que les radars fixes rapporteraient de moins en moins à l'état. Du coup, gros poissons, menu fretin, espèces rares, tout est bon pour alimenter les caisses. 
Le casque du XXIème siècle sera intégral ou ne sera pas. Je cite : « Un certain nombre d'utilisateurs semblent ne pas réaliser le risque qu'ils encourent à utiliser un casque à protection partielle... » Ces gens nous prennent-ils pour de parfaits demeurés ? Je sais pertinemment qu'en cas de choc inapproprié (je reste politiquement correct) je risque de devenir un sans dents... Ce qui n'arrivera pas à certain qui se balade en scotère avec un modulablel noir. Or donc, après avoir des années durant glissé ma tête et toutes les idées bizarres qu'elle contient dans un intégral, j'ai opté voilà une bonne dizaine d'années pour un jet à écran. Par sécurité messieurs les experts. Avec ce casque, mon champ de vision s'est élargi de manière appréciable et mon sentiment de sécurité avec. Poussant la démarche plus loin, pour être raccord avec ma pratique présente, en mode TLB** de surcroît, je roule désormais avec un « open face ». Ceci étant étroitement en relation avec ma remarque sur la tenue signifiante. Difficile d'être plus en prise avec les éléments. Question sécurité, j'ai déjà eu cette conversation avec quelques potes, je pense, à tort peut-être, que si je dois encaisser un gros choc crânien, intégral ou open face, le résultat sera peu ou prou le même. Et puis, après tout, mon AGV RP 60 est homologué CE ! Une remarque à Moto Mag en passant. Le port de l'intégral vous paraît judicieux. Il est juste rigolo que la photo qui illustre l'article montre un des essayeurs maison coiffé d'un Davida... C'est la valls à deux temps. Des politiques contre le voile intégral; des experts pour le casque intégral!
Certains se sentent rassurés et/ou plébiscitent les vertus du jaune, du gilet airbag, des dorsales, des coques. C'est peut-être la voix de la raison qui les guide; qu'ils agissent en conscience. La moto n'a jamais été raisonnable dans mon esprit. Si par malheur elle le devenait, j'arrêterais.
J'ignore quelles sont les arrières pensées réelles du CNSR. J'y vois l'intention d'imposer aux motocyclistes des normes qui les fassent rentrer dans le rang. J'y crois d'autant plus volontiers que mes copains de moto, au-delà de leurs différences sociales, politiques cultivent à une très grosse majorité, un certain esprit libertaire plus vraiment dans l'air du temps. Dans un moment où les idéologies, hors celle du libéralisme triomphant sont déclarées "has been", cela fait tâche. Ah oui, 2012, "Le changement c'est maintenant". Pas le changement de CNSR en tout cas! Ni du reste.
Bref, on voit bien qu'une fois de plus il faut être vigilants, prêts à se mobiliser. La moto est peut-être le dernier bastion d'une forme de liberté dans le déplacement. Cela semble déplaire. Dans une société, une époque, un monde incertains, la moto est pour nous un genre de ballon d'oxygène. Laissez nous respirer !

*Pour être tout à fait juste, j'ai même vu des scooteristes, (scootards?) téléphoner. Mais ceux qui me connaissent savent ce que je pense des scotères. 
**Traîne La B...

mercredi 13 août 2014

La moto c'est Harley Davidson plus l'électricité.

Il fallait que ça arrive. Prés d'un siècle et demi après Thomas Edison, "inventeur" de l'électricité, Harley Davidson invente la moto électrique. Rien à voir, mais parmi la pléthore d'objets et machines jaillis du cerveau fécond de l'inventeur américain, figure la chaise électrique. Ca fait moins rêver que le phonographe. Du coup, l'idée de poser mes fesses sur un deux roues ainsi motorisé m'inquiète un brin.
Donc, la MoCo* (pas celle de Cadiz ) invente la moto électrique. J’exagère un peu, mais le buzz entretenu sur la toile tend à nous le laisser penser.
Sacré pied de nez aux gardiens du temple de la marque avec qui le courant pourrait ne plus passer. Les vieux de la vieille, les durs à cuire, les barbus, les tatoués, les renégats, tous ceux sur qui repose l'image rebello-sulfureuse de la marque qui méprisent les Evo et tout ce qui est postérieur. Habile en tout cas. Le constructeur le plus ancien dont l'image est liée au V Twin à air, grille la politesse à tous les grands constructeurs. Il est vrai que depuis le V Rod et plus récemment la Street, il y avait comme de l'eau dans le gaz. Là, c'est carrément du jus. C'est mieux que le HOG pour donner une image positive de la marque. HD est entré dans l'ère du "green washing". Harley, c'est un tiers de rebellitude, un tiers de légende, un tiers de CSP++, un tiers de passionnés et un très gros un tiers de merchandising. Je sais, mais tout dépend de la grosseur des tiers.
Mais quand même. Quel cauchemar! Imaginons une seconde Hollister**, Easy Rider*** et Là Bas si j'y suis**** en moto électrique. A Hollister, les forces de l'ordre auraient eu tôt fait de brancher leurs Taser sur les motos de la horde pour ramener tous ces garnements désœuvrés à la raison. Dans Easy Rider, Wyatt et Billy eurent été bien ennuyés pour planquer leurs économies faute de résé. Quant à Là bas... , question générique belle frustration. Enfin, non, la trompette de Miles n'était pas électrique.
La légende tourne autour de ce fameux V-Twin à 45° dont le staccato caractéristique peut entretenir des discussions homériques jusqu'au bout de la nuit autour d'une bouteille (voire plusieurs) de Jack Daniel's. Nul doute que les mêmes se termineront beaucoup plus tôt et autour d'une bouteille de Jack Tourtel's sur la question du Live Wire. C'est le petit nom de la chose. La question même du fameux "potato potato", ce ralenti chaloupé et inimitable sera même court-circuitée. Les soirées seront vraiment courtes.*****
Se démarquer de la production moto ambiante avec un moteur culbuté longue course  et le caractère qui en découle, ça marche. Mais on peut faire confiance aux as du marketing pour nous pondre un emballage affriolant de la chose.
Un premier code Harley est déjà sauvegardé, et pas le moindre. Je me suis laissé dire que l'autonomie de l'engin, ce qui paraît réaliste au vu de ce qui existe déjà, serait de 80 km. Pas mal en effet. On arrive un peu en dessous d'un Sportster équipé d'un "Peanut". Une HD on l'entend avant de la voir. Même parfois, longtemps avant... Je suggère donc aux ingés de Milwaukee l'installation d'un port USB et d'une sono afin de choisir le son qui va bien: Panhead, Shovel, avec drag pipes, turn out, etc... Afin de s'adapter à l'humeur du moment. Et de celle du voisinage...
Le staff directeur devra quand même se méfier du lobby de l'industrie des patches et autocollants "Loud pipes save lives" qui risque de la trouver un peu saumâtre. Et quand on connaît la puissance des lobbys aux States, je dis attention! ca sent la Class Action!
Enfin, je pense qu'on est tranquilles pour un moment. A l'instar de tous ceux qui se penchent sur la question, les Etasuniens ne sont pas près de résoudre la question de la rallonge, surtout quand je vois comment je peux être emm.... par celle de mon aspirateur.

* MoCo ou Motor Company, désigne communément HD.
** Hollister Californie 1947. En marge d'un meeting de l'AMA quelques trublions mettent un peu (trop) d'ambiance dans la ville. Ces "incidents" sont à l'origine des MC 1%.
*** Si tu ne connais pas Easy Rider, je ne peux rien pour toi.
**** Si tu ne connais pas "Là bas si j'y suis", trop tard l'émission n'est plus à l'antenne de France Inter.
***** Vu l'âge moyen des "bikers" une camomille et au lit à neuf heures ne leur fera pas de mal.




mardi 5 août 2014

Sunday Ride Classic - Août 2014

Se rendre au SRC est chose aisée voire agréable. Une fois sur place, il faut s'assurer d'être au bon endroit. Rien de plus simple. Couper le contact. Fermer les yeux. Si dans les bribes de conversation que tu parviens à saisir reviennent comme une sorte d'incantation "...à l'époque..." et/ou "...c'était pas pareil..." pas d'erreur ce n'est pas le club MP3 local en goguette.
"Petite" édition en ce 3 août, en ce sens que ce n'est pas la foule des grands jours. Appel de la plage, si proche? Peu importe. Quelques beaux spécimens sont là pour satisfaire le gérontophile qui sommeille en moi. A commencer par deux MV 750, l'une sans tambour les deux cependant avec trompettes. Curieux tout de même, je n'ai jamais autant vu de ces machines depuis que je fréquente ce genre de réunions, alors qu'à l'époque de leur construction il était aussi probable d'en croiser une que de rencontrer un Mammuth.
Inédite par contre une Vincent 500 Comet évoquant irrésistiblement une 1 000 unijambiste. Superbe exemplaire.
Le plus modeste, côtoie le plus rare, ce qui rappelle justement qu'il n'est point besoin de perles rares et de gros chéquiers pour se faire plaisir au guidon d'une machine qui sort du lot.
Chaque montée au Sunday Ride m'a permis de baver devant une GG 1135 Réplica pour laquelle je craquerai volontiers, tant cette machine respire plus la course que n'importe qu'elle autre sportive, fussent elles les plus modernes. Elle y était encore, mais attention, cachée par une autre qu'il faut bien observer, car il y a un "truc". Belle réalisation!
On pouvait encore profiter de machines porteuses d'histoires et d'émotions, d'époques et genres divers. Pour moi, c'est une superbe Honda 450 double arbre qui fut à une époque où je n'avais même pas de mob, l'objet de tous mes fantasmes.
Toutes ces machines viennent de surcroît par la route, ce qui ne gâche rien à l'affaire, sauf probablement une que je te laisse, ami, retrouver.
Comme il faut bien repartir, c'est le moment de profiter de quelques magnifiques spots de roulage qui, malgré les cohortes touristiques étaient plutôt calmes. La route du Camp à Ceyreste en passant par le Grand Caunet. Un festival de gracieux enchaînements sur le plateau, suivi d'une farandole d'épingles dans la descente vers La Ciotat.
Ce fut le moment pour me souvenir que la nostalgie (camarade!) rend oublieux. On se délecte du son disparu des gros deux temps, mais rouler quelques kilomètres sur cette portion derrière une 500 RG Gamma, m'a rappelé que l'odeur devient rapidement aussi insoutenable que le parfum poisson diesel sur un chalutier par grosse houle.
Pour finir sur une note "brise marine", un passage par la route des crêtes, toujours aussi ensorcelante par son tracé et ses panoramas m'a fait plonger sur Cassis. Place en bord de mer à un tableau digne de "La marche de l'empereur" à l'échelle humaine, accompagné d'effluves persistantes et entêtantes de crème solaire. A se demander si la Gamma n'était pas moins insupportable.
Au fait, j'ai découvert une moto vraiment tout terrain!



jeudi 24 juillet 2014

Schizophrènes? (Tôt ou tard)

La première fois, ça fait tout drôle et on s'en souvient toute la vie. Pour moi, c'était sur un bout de départementale du Sud. Cette après midi là, j'ai rendu son salut, du haut de mon 125 Yam au pilote du Quatre Pattes qui me faisait face. Une sorte de dépucelage par lequel je pénétrais pleinement le monde de la moto. 
Depuis, beaucoup d'huile a coulé par les reniflards. La tradition persiste, même si elle a sensiblement évolué. Au V des 70's, qu'on retrouvait par ailleurs accompagné de force clés de 14 dans les Magic Puces de Moto CoinCoin, ont succédé toutes sortes de variantes plus ou moins exubérantes ou discrètes. Main en l'air, main en bas, un doigt levé au-dessus du cintre ou des bracelets, deux doigts, un index* et dernier avatar en date, le salut SPA, le pied tendu au ras du bitume. Une véritable partie de "Jacques a dit".
Reste le cas des impassibles qu'on peut classifier en grands myopes, méprisants et possesseurs de GT allemandes qui en fait ne savent pas qu'ils roulent en moto. 
Depuis tout ce temps, bientôt quarante piges (ça fait combien de litres d'huile?) j'ai (presque) toujours respecté ce rituel. Presque, car il m'est rapidement apparu que cette manifestation de fraternité routière trouvait ses limites sitôt descendu de moto. J'ai souvent été déconcerté par l'attitude de ceux là même qui te saluent sur le bitume et t'ignorent royalement quand tu viens à stationner à leur côté. Du coup je ne peux m'empêcher de saluer verbalement tous les congénères de trottoir, ce qui entraîne au minimum une réponse polie, voire même un morceau de conversation. 
J'ai touché au sublime de la situation voilà quelques jours. Occupé à terminer le plein du Skipster, une Fazer stoppe de l'autre côté de la pompe. La dernière goutte versée, je contourne icelle (la pompe) afin de régler mon dû. J'adresse au passage un bonjour à la passagère, intégral encore vissé sur la tête. Pas de réponse. Bon. Je règle, sors repasse devant la Fazer et alors que je m'apprête à réitérer mon message de convivialité, le pilote tourne ostensiblement la tête. Rebon. 
Bien. Potato, potato, broaammm! Va voir là bas si j'y suis. Je poursuis ma route, relax et à quelques encablures de là, le Fazer me double. Sidération, l'équipage au grand complet me gratifie d'un signe de main dont aucun index ne dépasse...
Allo docteur Maboul?
*indispensable si par méprise on vient à croiser un scoot confondu avec une GT.


Merci à Nikolaz pour sa collaboration iconographique.

lundi 2 juin 2014

TZ Days 2014 - Impressions

En migrant d'Auvergne vers les riantes contrées du Sud-Ouest, les Twin Zone Days ont offert aux participants une nouvelle formule, de nouveaux paysages, de nouvelles routes. Découverte d'une région, pour certains, dont les attraits en terme de routes, sites naturels et historiques sont immenses.
A tout seigneur, tout honneur, c'est "Le Doc" Mandello, secondé par sa fille Soraya qui a mis sur pied de belle manière cette édition 2014. Première bonne idée, le découpage des journées en deux boucles qui ramenaient les participants à proximité de Bruniquel, base de cette neuvième édition. Sur chacune de ces boucles un lieu "étape" historique et patrimonial judicieusement choisi. Sans compter ceux rencontrés sur les parcours. Si j'ajoute à cela un hébergement de qualité, allié à une table du même métal et un couple d'hôtes, Brigitte et Walter au diapason de leur établissement, "l'abri niquel" "what else" mon cher Georges? Pour en finir, les tables du midi, par leur rapport qualité prix ont enfoncé le clou d'un cru 2014 d'un fort beau gabarit, ma foi. 
JEt bien sûr, l'ingrédient essentiel, ce qui fait le sel et le succès des TZ (ex Euro) Days depuis le début, l'Humour et la Mauvaise Foi de ceux qui ont  bâti la réputation de notre rencontre annuelle. 
Couleurs. Jaune, blanc, vert. Quand mon doigt glisse sur les routes jaunes et blanches bordées de vert d'une carte, le parcours idyllique réjouit mon esprit. (motard) Quand le tarmac défile sous mes roues en courbes incessantes, que chaque plan du paysage est une invitation à la contemplation, j'en viens à fantasmer un genre de never ending road. Pour ne rien gâcher, j'y vois très peu de bleu. 
Rookie of the year. Michèle, passagère de Sitting Bulle en 2013 qui arrive en 2014 au guidon de la Griso. Permis en poche depuis cinq mois. Alors moi je dis bravo! 
Amoureux. Confier sa Griso à sa compagne et se déplacer en Béhême 1200 S, quelle plus belle preuve d'amour. Soit dit en passant, cela confirme bien que l'amour est aveugle.
Ravito. Arpenter notre beau pays en dehors des grands axes et à l'écart des métropoles, quel bonheur. Mais il est de plus en plus délicat de gérer les arrêts kérosène, tant les pompes se font rares dans les campagnes et certaines villes moyennes en dehors de celles de la grande distribution.
Désert. Curieuse sensation de parcourir des distances respectables sans rencontrer âme qui vive, même dans les villages et hameaux. A croire que des extra-terrestres ont kidnappé la population ou qu'une bombe à neutrons a tout nettoyé.
Etrange. Croisé un groupe de bikers à la mine farouche, (les bikers ont toujours la mine farouche) au sein duquel figurait un T-Max. Soit, ils avaient prévu un barbecue pour le soir; soit c'était un puni; soit c'était le chef de l'état et son escorte présidentielle. Si vous avez des infos...
Incompréhension. Le braille n'est pas le mode de communication de prédilection du motardus arsouillus. Une interprétation hasardeuse des gestes de Phil 90 S a valu à Alain Toucour (rien à voir avec sa taille) de se répandre avec son sublime cafra Centauro. (si, si. c'est la plus belle et la plus sensuelle des brêles de TZ) Par chance, plus de bleus à l'âme que dans les chairs. 
Style. Mars (Toucour aussi, mais tant que les pieds touchent par terre...) n'a pas franchement gagné en vitesse, contrairement à certain qui en a perdu mais qui est bien content*. Par contre il obtient la meilleure note artistique pour ses déhanchés tout en fluidité. On peut espérer le double boucle piqué pour 2015. 
Potes. Ceux avec qui on partage la route, ceux avec qui on partage un bout de table, ceux avec qui on partage un verre dans la nuit, ceux avec qui on partage deux mots, ceux avec qui on a pas eu le temps de partager. Les nouveaux, les anciens. Ils se reconnaîtront. mention spéciale à Gilbert, que je percevais comme un garçon réservé et qui m'a fait mourir de rire le vendredi soir. Un TZ d'or à Titus pour sa participation à toutes les éditions depuis 2006!
CGT. Le MEDEF est partout! Après 850 bornes en 1100 Sport (sacerdoce-illumination-aliénation**) le pauvre Big Yéti, à peine descendu de son enclume, s'est retrouvé métrix en main contraint d'examiner la Calif' II récalcitrante (qui a dit pas étonnant?) d'un petit patron tyrannique. Halte aux cadences infernales.
Rocky Horror Pictute Show. Il y eut par le passé des engins pour créer la sensation. Cette année, Benoît a créé un attroupement oscillant entre perplexité et effarement face à son acquisition du jour, ce n'est pas une blague. Un Sportster 2003, déployant une incroyable panoplie de skulls et quelques autres accessoires exotiques typiquement biker, ça vous pose son homme.
Bref, mélanger tout ceci dans un shaker, secouer pour obtenir un vrai week-end de potes. L'essayer, c'est l'adopter.

*Plus je roule en Sports', à des vitesses quasi légales, plus je profite de l'environnement, plus je suis heureux. Je me hâte lentement.
**Barrer la mention inutile.

dimanche 25 mai 2014

Les professionnels de la profession

Peut-on faire confiance aux professionnels de la moto? C'est un thème récurrent des conversations, virtuelles ou pas, de la gent motocycliste. Et non pas de l'agent motocycliste qui est un motard. J'ai une fois encore été confronté à ce problème suite à une calembredaine électrique du Skipster. (Voir Night & Sports')
Les faits sont là. Quand un problème survient, causé, sans aucun doute possible par une inattention d'un mécano je suis en droit de me poser des questions. Surtout lorsque le même n'en localise pas la source après une heure d'examen... Problème finalement résolu en cinq minutes après quelques lignes de discussion sur un forum. Quel crédit accorder du coup à une personne en qui on a à priori confiance ?
Interrogation qui en suscite une autre. L'électricité en matière de moto, et encore plus avec la généralisation de l'électronique, relève pour la plupart d'entre nous d'une pratique ésotérique qui peut-être la porte ouverte à bien des débordements en matière de tarifs. Les approximations engendrent le soupçon. Un simple fil récalcitrant, quel qu'en soit la raison peut se révéler rentable pour le concessionnaire enclin à saler la note. Vivre avec le soupçon n'est pas des plus confortable, mais lorsque les faits l'alimentent le doute a vite fait de s'insinuer.
Cela pose aussi la question de la compétenceet/ou du sérieux. J'ai dans ma musette une autre histoire édifiante. Dans un temps assez lointain, j'ai été confronté avec ma deuxième V 11 à un phénomène mondialement connu chez les Vonzistes sous le nom de "plout". Bien sûr, j'en fais part à mon mécano préféré, officiel de la marque, un gars avec lequel j'entretenais de très bonnes relations, en qui j'avais toute confiance et qui connaissait bien ces machines. Bref, deux ou trois visites plus tard, le "plout" demeurait omniprésent. J'osais finalement lui demander si TPS*, en dehors de "Télévision Par Satellite" lui évoquait quelque chose. J'avais vu ça quelque part sur le net...
Il m'arrêta tout de go par un définitif : "Sur les forums, il y a un peu trop de types qui se branlent". Je me dis alors qu'on ne consultait peut-être pas les mêmes sites...
A quelques temps de là, me voilà à l'annuel TZED (2007) en compagnie de joyeux drilles du genre qui se branlent sur les forums. Mon pote Scuralain mis au parfum de mes déboires, se penche sur le Vonze bidouille le réglage de la tige de liaison des papillons d'injecteurs et voilà ma bécane délivrée du plout... Etonnant non ?
Pour faire bonne mesure, après y avoir mis un peu les mains moi même équipé d'un métrix pour le régler le fameux TPS et d'un TwinMax pour la synchro je finis par confier l'engin au bons soins d'Alain de Mandello Garage qui me rendit une moto réglée au petits oignons et dont le travail n'eut pas à être repris jusqu'à ce que je m'en sépare. De l'engin. J'ajoute qu'après ma première déconvenue, le Vonze avait été vu par un autre concessionnaire de la marque, avec un résultat tout aussi peu probant....
Deux exemples vécus, mais que je peux ranger aux côtés de beaucoup d'autres rapportés par des témoins dignes de foi.
On voit là qu'en mécanique comme dans d'autres domaines on rencontre des personnes qui ne se paient pas de mots, qui n'affichent pas des panneaux officiels d'une marque, mais qui effectuent un travail guidé par la méthode, l'expérience, le sérieux et au juste prix. Toutes choses à même d'établir le lien de confiance nécessaire entre le client et le vendeur. Les grands sourires de circonstance, les poignées de main à 100 € n'œuvrent pas vraiment dans ce sens.
J'ajoute que cela révèle aussi un travers (?) de notre société. Grâce, ou à cause de la pléthore d'informations du net, tout un chacun peut prendre l'avis de vrais ou prétendus spécialistes de ceci ou cela. Du coup, il ne fait pas plaisir en tant que professionnel de ceci ou cela d'être confronté à des clients ou des usagers qui prétendent nous apprendre notre métier. Et les mécanos n'échappent pas à cette règle. Alors, le meilleur moyen d'éviter cela n'est il pas d'être le plus crédible possible? En n'oubliant pas que : "Errare humanum est, perseverare diabolicum."


samedi 5 avril 2014

Le poids des idées, le choc des collisions.

Avec cette Valls (à 4 temps) ministérielle, on y perd son latin. Les changements de ministres peuvent à l'occasion être source d'inflexion. Que va devenir le projet de limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire sous l'ère de Bernard Cazeneuve, nouveau ministre de l'intérieur ? A ce jour la mesure semble plus que jamais dans les tuyaux.

80 km/h, donc. Selon les « sages » de la CNSR*, cette mesure permettrait d'épargner 450 vies par an en raison notamment de la diminution du risque de collision frontale. On est endroit de se poser quelques questions. Particulièrement à propos des membres de cette commission AVS. Quelle est donc leur approche, leur connaissance et leur pratique quotidienne de la route ? Si ces braves gens levaient un peu leur nez de leur papiers et statistiques, ils auraient remarqué qu'un bon nombre de tronçons de notre réseau secondaire est déjà régi par des limitations à 80 km/h, voire 70 km/h dans des zones considérées comme sensibles. Vouloir étendre de manière uniforme cette limitation sans prendre en compte le profil des routes relève purement et simplement d'un manque de discernement curieux de la part de sages. On est plutôt là dans une position purement dogmatique. Passage en revue.

80 km/h pourquoi ? Réduire les collisions frontales. J'aimerais connaître le professeur Nimbus soutenant cette théorie et surtout le raisonnement qui l'amène à cette conclusion. Je ne sais pas si à 80 km/h il y aura moins de collisions frontales. Ce dont je suis persuadé c'est que le nombre de suicidés par pendaison aux potences des radars tronçons vont grimper en flèche dans les lignes droites de la Beauce, des Landes, de la Crau et d'ailleurs.

450 vies épargnées. En préambule, on peut escompter plus avec les intérêts de cette épargne là. Mais attention, est-ce vraiment un bon calcul ? Dans ces 450 quidams, voire plus, sait-on jamais, on épargne des retraités à qui on continuera de verser une pension et qui prenant de l'âge deviennent dépendants et coûtent encore plus cher à la société. On épargne des chômeurs qu'il faut continuer à indemniser. On épargne des fonctionnaires dont le gouvernement ne sait comment diminuer le nombre. Je ne parle même pas d'un point de vue moral des psychopathes en devenir, des maris violents, des derviches tourneurs et des ratons laveurs. Ces paramètres ont-ils été pris en compte ? Question sérieux de l'étude, on repassera! Toutes ces catégories devraient bénéficier d'un relèvement de la vitesse autorisée à 130 km/h sur route et 160 sur autoroute!

Le nouveau ministre détenait le portefeuille du budget, un homme de chiffres donc. L'homme de la situation à n'en pas douter. Durant des années les Socialistes alors dans l'opposition n'ont pas eu assez de mots pour railler la politique du chiffre des gouvernements de droite successifs . Pour mieux leur emboîter le pas sitôt aux manettes. Et ce dans tous les domaines. Un candidat président qui voulait « réenchanter  le rêve français » pour terminer par des discours de comptable besogneux. Je vous promets une inflexion de la courbe de la vitesse avant la fin de l'année. Ouais, super !

A moins que je ne sois totalement paranoïaque et que cette mesure aille en réalité dans le sens du redressement national. Le ministre Montebourg et son produire et consommer français, serait en réalité l'instigateur de tout ceci. Grâce aux capitaux injectés conjointement par l'état et le groupe chinois Dongfeng dans PSA, les chaînes de montage des 2 CV vont être ressuscitées. La Deuche devenant le véhicule de circonstance. Sans compter qu'on peut aussi espérer la résurrection de Terrot, Monet Goyon (avec des 125, ça va de soi) et autres marques de notre patrimoine mécanique. Marseillaise !

Aspect intéressant quand même, nous autres qui roulons en Harley Davidson allons peut-être enfin suivre le troupeau motocycliste sans efforts. Aïe, non, effet pervers. Il est bien connu que celui qui roule en HD le fait pour sortir du troupeau. Reste qu'avec notre esprit cow-boy on peut envisager de le conduire à travers les vastes plaines.

Comme l'a si bien dit le poète Alain Souchon : « Avec la droite vient rien ; avec la gauche vient la désillusion. »



N.B. J'irai donc manifester le 12 avril (dommage qu'on ait pas le choix dans la date) à l'appel de la FFMC avec une réserve toutefois. Quand je lis dans MotoMag : « Baisser la limite de 10 km/h ne changera rien si, dans le même temps, on ne fait pas un travail sur le respect des distances de sécurité, le téléphone au volant, l’attention portée aux usagers vulnérables… » Cette formule laisse à penser que 80 km/h c'est acceptable. Il faudrait afficher une position claire camarades !

*Commission Nationale de la sécurité Routière

samedi 8 mars 2014

Ho! les filles...

Dans la moto comme ailleurs, pour les femmes ce n'est pas gagné. Des hôtesses sur les stands des salons consacrés aux deux roues, aux modèles posés sur les customs façon étal de viande en passant par les umbrellas girls sur les circuits, dans le genre objet d'ornement, on ne fait pas mieux. Les grands constructeurs ne font guère mieux dans leur com'. Elles sont réduites au rôle de passagère, et encore, uniquement sur du modèle de haut de gamme. A croire que la passagère n'est issue que des CSP++. A se demander même si au fond, elles ne seraient pas vénales sur les bords... Une rare exception, Harley Davidson qui montre des filles au guidon. Mais attention, plutôt sur un Sportster. Du coup, ce sont les mecs qui pourraient en prendre ombrage. Le Sportster, moto de filles? Eh non, le Sportster, c'est la seule vraie moto d'hommes chez HD. Logique donc que les filles le préfèrent! Allez, toutes en moto.

jeudi 9 janvier 2014

Quennelle, que dalle!


Quand je pense à Dieudonné, je préfère penser à Dany! Salut fille!