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mardi 5 mai 2015

Céven'Oil Trophy

Le programme était tentant. Un montée réservée aux motos "dézépoques" et aux Cafés Racers de tous poils. Voilà un bon prétexte pour dégourdir les bielles du Sports'. Point de bonne journée sans bonne compagnie; mon pote Michel emmène son Scrambler Ducati histoire de profiter du joli tronçon entre Ganges et le départ de la côte. En route donc pour St Maurice Navacelles et le premier Céven'Oil Trophy. En vrai, c'est de Madières que s'élancent les bécanes pour rejoindre St Maurice sur le plateau qui abrite le fameux cirque. Une belle grimpette d'environ six bornes: une première partie en courbes rapides qui longent le cours de la Vis (lequel n'est pas sans fin) suivie d'une succession de lacets pour atteindre l’arrivée.
Je le dis tout de suite: les absents ont eu tort. Objectivement, ce tracé est un véritable régal par son profil, sa longueur et son environnement, de la fraîcheur verdoyante des bords de la rivière à l'aridité calcaire du plateau. Participation restreinte donc. Effet combiné de la proximité de la Ventoux Classic la semaine précédente, d'une publicité discrète ou  le syndrome de la première édition? Peu importe. En tout cas, ce fut l'occasion de se régaler de quelques machines rares et d'autres aux aspects plutôt exotiques.
A commencer par une Yam 1100 XS, rasant le bitume et dopé au NOS. Typiquement le genre de machine qui aux yeux de certains ne sert à rien. Typiquement le genre de machine qui sert à donner du plaisir à son géniteur au moment de la conception, (comme les gosses mais avec les emmerdes en moins...) puis lors de l'ouverture des gaz. J'ouvre ici une parenthèse. J'ai plus de mal avec les gaz. Quand j'entends, ou lis, "moto qui ne sert à rien" "moto pas pratique", je rétorque, "c'est celui qui le dit qui l'est". Quant à un engin pratique pour se déplacer, j'en connais un. La voiture. Fermeture de parenthèse. De surcroît, pour avoir vu évoluer l'engin, je garantis que celui qui maîtrise son pilotage sera aussi un virtuose du déménagement d'armoire normande dans n'importe quelle cage d'escalier. Alors? On la ramène moins.
Pour rester dans le plaisir, de la moto encore avec un rare gromono CCM générateur de coup de pied au cul et de grosses vibrations. Un truc que seuls les British savent faire. 100% plaisir; 0% concession.
A ses côtés, et très stylée, une superbe Metisse à moteur 450 Honda double arbre. Stylée et (très) légèrement chiffonnée suite à une figure matinale. Comme quoi, on peut posséder une rareté et ne pas la laisser vivre sous cloche. 
Je termine avec un duo de Ducati Scrambler, 250 et 350, dans un superbe état. De la moto à l'état pur. Leurs proprios respectifs, des passionnés de l'histoire de la marque, ont tenu à ce que Michel pose son "remake" aux côtés des grandes soeurs, pour une photo de famille. A y regarder de près, le jonc de selle est ce qui rattache le plus la moderne et l'ancienne. Mettez donc Bill Haley et BB Brunes côte, côte. Ca vous donnera une idée. 
Une belle première donc. Qui j'espère en appellera une autre. Histoire de rouler sur un tracé vraiment sympa. Avec du gros gaz ou juste l'envie de ne rencontrer personne en face. 


lundi 13 avril 2015

L'âme du chasseur (Moto Culture)

Thobela Mpayipheli, ancien soldat de l'ANC, tueur solitaire formé par les services secrets des pays du bloc de l'Est, a tourné le dos à cette existence. Il a trouvé l’équilibre et la joie de vivre auprès de Myriam et son jeune fils Pakamile dans l'Afrique du Sud post apartheid. 
Mais les liens d'une vieille amitié vont le contraindre à abandonner cette quiétude, et sa petite Honda Benly, pour se lancer dans une course folle au départ du Cap en direction de la Zambie. C'est au guidon d'une BMW 1150 GS, "empruntée" à la concession où il travaille comme homme à tout faire qui'l prend la route. Traqué par les services secrets et les forces spéciales sud africains, "P'tit" va retrouver tous ses instincts de guerrier. La proie solitaire va redevenir le prédateur qu'il fut dans sa première vie.
On trouve dans le troisième roman de Deon Meyer, par ailleurs motard et fan de GS, tout s'explique, les ingrédients qui font la qualité de son oeuvre. 
Une intrigue tirée au cordeau et habilement mise en mots. Des personnages complexes, fouillés, auxquels on s'attache, quels que soient leurs défauts. Originalité de D. Meyer, on les retrouve fréquemment d'un roman à l'autre, avec des emplois différents. Simple figurant apparaissant furtivement, second rôle, ou portant l'histoire sur leurs épaules. Ses récits sont aussi prétexte à une immersion dans la société sud africaine contemporaine dans lesquels on décèle toute la fragilité, la complexité sociale et humaine liées aux séquelles de l'apartheid. Tout ceci planté dans le décor de villes admirablement décrites, on perçoit au détour des mots toute l'atmosphère du Cap, des quartiers les plus huppés aux townships les plus délabrés, ou d'espaces naturels dont il restitue l'ampleur au long de ses descriptions. 
Deon Meyer, si vous le connaissez pas, allez-y. L’essayer c'est l'adopter. 
Sa bibliographie

vendredi 27 février 2015

Roule (presque) toujours


Début Mars, le neurone du marketing sort de sa torpeur, y compris chez le constructeur bavarois bien connu. Béhême qui colle (collait?) avec roule toujours et sérieux, balance les dogmes et les vieilles lunes par dessus les moulins et ça donne ça. (voir ci dessus pour les myopes et les mal-comprenant)
Après avoir recruté Guy Martin, grand amateur de branlettes et de short de vtt pourri*, les Allemands se tournent vers les hipsters, qui ont eu tout l'hiver pour soigner barbe et cheveux, avec un argument bien calibré. "Viens faire péter ta Gold Platinium avant la fin avril."
Après quoi, et éventuellement avoir roulé quelques kilomètres et passé les frimas bien au chaud, rendez-vous au printemps 2016 pour une reprise avantageuse qui te permettra de rester sur la vague avec une nouvelle nouveauté  neuve avec laquelle il aura plus de chance de rouler dans Paris qu'avec la bécane de la pub. Justement...
Bien vu aussi le visuel. Le flat de la Blitz school, très bon choix. Quoique... Essaie de te pointer chez les costards de BMW Motorrad pour un entretien de cet engin... Si tu es vraiment un risque tout, tente de négocier une reprise... N'oublie pas de filmer le tout en caméra discrète.
Au fait, les sérieux, (?) pensez à recommander au titilleur de carbu de faire ses lacets. Quand il va se trouver à un stop, emmêlé dans le sélecteur, n'oubliez pas aussi, la caméra discrète.

*Si vous n'avez pas visionné "Tourist Trophy la Course de l'Extrême" c'est le moment!