dimanche 21 octobre 2012

Le changement, c'est pour quand?

« Le changement c'est maintenant. » La formule semble avoir fait mouche. Si je m'en réfère au changement de président.
Alors, le changement côté sécurité routière, où en est-il ? Je me suis penché sur une interview du nouveau chef de la DCSR parue dans Moto Mag' pour me faire une opinion sur la question des deux roues. Bonne nouvelle déjà, mr Péchenard s'y connaît en matière de motos puisqu'il en a possédé « un tas » et qu'il se déplace dorénavant en 125 Yamaha Xmax. Pour les béotiens il s'agit d'un scotère. Surtout ne pas se moquer, il y en a qui après un tas de motos roulent en Harley...
Plus sérieusement, j'apprends que la question de la circulation inter-files est entre les mains du préfet Guyot. Non, pas Christophe, dommage. Pourtant, en matière de remontée de files d'attardés, son avis eut été des plus pertinents. Mon conseil : quoiqu'il arrive, choisir l'inter-files plutôt que la bande d'arrêt d'urgence ; elle est jonchée de cochonneries qui ne demandent qu'à se planter dans vos pneus.
Deuxième question de (future) actualité, le brassard rétro réfléchissant. Mon bon monsieur, le décret est mis en application. Le 1er janvier il faudra il faudra porter le brassard. « Je ne suis pas inquiet : la plupart des vêtements spécifiques, voire des vêtements de pluie, portent une petite bande réfléchissante, ce qui pourra suffire. »
Il n'est pas inquiet de quoi mr Péchenard ? Sur le fait qu'en bêlant en chœur tout le monde s'équipe ? Sur l'éventuelle pénurie de brassard dans les pharmacies ?
Il annonce tout de même la réactivation du Conseil National de la Sécurité Routière, entité qui devrait rediscuter de cette question (entre autres) avant la fin de cette année. Avec deux voies pour les associations « moto ». La FFMC et AXA club 14. Pour le coup les bras m'en tombent. AXA club 14 n'est en rien une association d'usager et s'est même fait remarquer en prônant l'utilisation du « gilet jaune ». No comment.
A la remarque sur le côté contraignant du brassard, il répond ceci : « Oui, sauf si le réfléchissant est intégré à un vêtement. La plupart des équipementiers l’ont compris. Peut-être pourrait-on dire : « c’est ça ou un gilet jaune dans la moto ». Le problème de visibilité du motard ne se situe pas quand on roule, mais quand on est arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence, en cas de panne ou d’accident. Il y a beaucoup de drames à moto, l’intérêt des conducteurs est d’être vu et de porter des équipements adaptés afin de réduire les risques de blessure. Nous évaluons l’obligation de porter un équipement ou d’inciter fortement à porter un équipement. Pour l’instant, rien n’est arrêté en ce qui concerne les 2-roues. »
Je vois dans cette réponse au moins une lueur de bon sens. Peut-être Frédéric Péchenard pourrait-il parler à notre intelligence. Et derrière lui, les différents ministres concernés. Que certains estiment en haut lieu que ce dispositif est à même de sauver des vies, pourquoi pas. Que ce dispositif donne à certains parmi nous le sentiment d'être protégés, pourquoi pas. Dans ce cas, il suffit simplement de modifier la formulation du texte qui pourrait devenir :
« Le port d'un brassard ou d'un dispositif rétro réfléchissant intégré aux vêtements est RECOMMANDE à compter du 1er janvier 2013. »
Tout le monde sera content. Pour ma part, il est hors de question d'affubler mon vieux Helston's ou mon encore plus vieux Perf' de quelque dispositif que ce soit que je n'aurais pas librement choisi. Il paraît que le sexe non protégé peut se révéler mortel. On n'en a pas pour autant rendu le port de la capote obligatoire.
Pour finir, parler à notre intelligence plutôt qu'à notre peur en brandissant la menace d'un retrait de deux points sur le permis de conduire et de 135 € d'amende en cas d’infraction, voilà qui marquerait un vrai CHANGEMENT maintenant. Sinon, slogan pour slogan, on pourra ressortir de fameux « Changement dans la continuité »

mercredi 17 octobre 2012

The Gun


En attendant d'avoir du temps d'écriture, un peu de KAT ONOMA ne fera de mal à personne; vingt ans après l'album "Billy the Kid" n'a pas pris une ride.

samedi 22 septembre 2012

Sallie Ford & The Sound Outside


Elle envoie du bois la petite américaine et dans son premier album, "Dirty radio", il n'y a rien à jeter.

vendredi 21 septembre 2012

Contrôle technique européen, c'est non!


Demain samedi 22 septembre, la FFMC appelle à manifester massivement contre le CT européen. Certains répugnent à manifester, d'autres peuvent en être empêchés. S'adresser à nos députés reste une solution simple à mettre en eouvre et prend 5 minutes de notre si précieux temps. C'est pour quoi jenvoie ce courrier à l'ensemble des 72 députés européens français. Libre à vous de faire de même et faire entendre ainsi votre opposition à ce projet.
"Le parlement européen est amené à se prononcer sur un contrôle technique des deux roues de plus de cinquante centimètres cubes proposé par la commission européenne.
La commission s'appuie sur une étude fournie par la société DEKRA, dont on peut penser qu'elle est en l'occurrence juge et partie. Pour résumer, ce rapport prétend qu'un contrôle technique des deux roues amènerait une réduction significative de l'accidentologie de cette catégorie de véhicules.
Curieuse conception de la démocratie de la part de la commission, que de s'appuyer sur une étude dont les intérêts de l'auteur sont bien connus et revendiqués. N'est-ce pas là un exemple de conflit d'intérêt?
D'autant plus que le très sérieux rapport MAIDS dont les auteurs n'ont rien à vendre, démontre le contraire. Il conclut à l’absence de lien entre mise en œuvre du contrôle technique et risque d’accident , aussi bien pour les voitures que pour les deux-roues motorisés (moins de 1 % des accidents concernant les deux roues motorisés ont pour cause principale ou accessoire le mauvais état du véhicule, selon celui-ci) Force est de voir dans cette offensive la réussite du lobby des chaines de contrôle technique qui compte sur une Europe qui marche sur la tête avec brio, pour lui apporter une bouffée d’oxygène dans un marché en dépression.
Voilà pourquoi je m'adresse à vous aujourd'hui. Elu du peuple, vous êtes à même d'être son porte parole. La sécurité des motards on peut en parler à travers les infrastructures routières, le coût souvent élevé des équipements de protection et la nécessaire éducation de l'ensemble des usagers. Pas au son du tiroir caisse, au bénéfice de groupes privés dont les usagers de la route, toutes catégories confondues deviendraient les débiteurs.
Dire non à ce contrôle technique serait tout à l'honneur de votre fonction, seul maillon démocratique des peuples dans une Europe perçue, bien souvent à juste titre, non pas comme celle des peuples, mais celle de la puissance financière."
Pour faire circuler ce message, ou un autre, il suffit de récupérer les adresses des députés ici, les coller dans votre client de messagerie, et c'est parti!

samedi 15 septembre 2012

(Re)Conversion

Ça s'est insinué insidieusement dans le tréfonds de mes neurones moto voilà presque deux ans. J'ai commencé à rassembler du matos pour monter un « grand guidon » sur Larosso. Et puis non. Le V 11 c'est avec des bracelets ou rien. Alors, pourquoi pas une Calif' aux côtés de ma belle Rouge et Noire pour les jours où... Et même plus loin, une reconversion pure et simple à la Calif', ou la Bellagio même !
Lentement et profondément, le poison se répandait en moi. J'avais envie d'une autre appréhension de la route. Marre de ne pas profiter de l'environnement immédiat, tout absorbé au pilotage de ma bécane. Quand je dis pilotage. Si j'avais vraiment eu quelque talent de vitesse, je l'aurais depuis longtemps exploité sur la piste. Marre de me culpabiliser chaque fois que je salopais une de ces belles parties techniques chères aux tenants purs et durs du JBT.
C'était cela très simplement. Le besoin de retrouver la route avec cette chanson des Byrds que je fredonne si souvent. A tel point qu'en définitive, j'en venais à très peu sortir le V 11. Non pas que le plaisir se fut évanoui à son guidon, mais ce n'était plus ce plaisir là que je voulais. Une vérité pas facile à s'avouer et encore moins aux autres. Moi qui pensais garder cette moto ad vitam aeternam...
Au fur et à mesure que ce sentiment gagnait en moi, je sentais ce qui venait derrière. Comme le fumeur repenti se laisse parfois enivrer par l'odeur de la clope, le souvenir pas si ancien d'un autre gros twin et de ce qui m'a amené à rouler en bécane me taraudait avec insistance. Même le fond d'écran de mon PC révélait à ceux qui le voyaient l'étendue de la fracture.
Évidemment, être le taulier de Twin Zone pouvait m'amener à tourner le dos au chant des sirènes. (à galets) Un site, un forum dédié à la V 11 dont le « chef » virerait de bord, étrange non ? Il est vrai qu'en son temps Mitterrand présidait un pays Socialiste...
Twin Zone, ce nom je ne l'avais pas choisi au hasard. Dès le départ j'ai pensé que je pourrais ne plus rouler en V 11 ou en Guzzi. Et l'année de la naissance du site, j'achetais mon fidèle blouson « Dirt », avec une bande orange. Un pied de chaque côté de l'atlantique. Face pizza, face T Bone steak. Quand un tel processus est en marche, il suffit d'une étincelle..
L'étincelle vint au début de l'été, au détour d'un conversation avec un vieux pote qui m'annonça tout de go qu'il vendait son flat noir, ce qui était dans l'air depuis un moment. Alors, m'enquis-je, tu te lances dans le Cafra germanique ? Etincelle dans ses yeux. Non, j'achète une Harley... Etincelle dans ma tête. 
Je vous passe la suite de la causerie. La petite musique des Byrds et les images associées remontent aussi sec à la surface. Retrouver ce goût de bécane, à la croisée des routes de Kerouac et d'Hubert Kriegel. Vivre un never ending road trip, même si on va juste se siroter un expresso aux Saintes Maries. Voilà, c'est ça tout simplement. Dans la fantasmagorie, me voilà en route au guidon d'yn chop rigide à moteur Panhead. Le fantasme absolu !
Il m'a fallu à peine deux mois pour trouver ma brêle et me décider à me séparer de Larosso. Un 1200 Nightster qui m'a filé la gaule dès les premiers tours de roues. J'ai retrouvé toutes les imperfections d'une Harley, tout ce qui fait qu'on l'aime ou qu'on la déteste. (Encore que beaucoup formulent sur le sujet des avis définitifs sans y avoir jamais posé le cul.) Retrouvé le plaisir de «cruiser » avec la femme que j'aime au guidon de sa Virago.
Ce matin, j'ai accompagné mon vieux pote Leflat récupérer son Iron à la concession. Et puis on est rentré de conserve, ayant un peu de peine à le reconnaître, non pas à à cause de son énorme banane, c'est pas tous les jours qu'on réalise un rêve de jeunesse. Non depuis maintenant 16 ans, j'étais habitué à cette silhouette si caractéristique de Béhêmiste. Leflat était devenu Longstroke.
Nous voilà maintenant à tracer la route dans les pas de Captain' America et Billy. Une bonne surprise de la vie.