lundi 1 avril 2013

Zone de Pub!

La libéralisation de la bande FM, c'était une bonne idée de gauche. Mais comme beaucoup de bonnes idées de gauche, on a vu ce  qu'il est advenu. Car dans libéralisation, il y a libéral et alors...

mercredi 27 mars 2013

Et la démocratie, bordel!

Tel le serpent de mer qui se mord la queue, le Contrôle Technique Européen n'en finit pas de nous exaspérer. Exaspération toute justifiée dans noter hexagone à nous. Le rejet de ce projet par la représentation nationale n'aura pas suffit. Le CT, mis à la porte en France, repoussé par le conseil des ministres des transports européens,  tente de revenir par la fenêtre du parlement de Strasbourg. Ce qui en dit long sur le réel pouvoir de nos élus dans ce système communautaire. Système communautaire qui permet aussi aux  sociétés de contrôle de présenter l'étude qui préconise l'instauration de ce contrôle. Autant demander au syndicat des fabricants de guillotine une étude sur la peine de mort...
On est jusque là dans un exercice classique, bien poussé quand même de lobbying. Les lobbyistes agissant pour des intérêts privés dont l'argument imparable est de mettre en avant la diversité de celui-ci. Les syndicats, les associations donnent aussi dans le lobbying. Ce qui dédouanerait tous ceux qui s'adonnent à cette pratique. Cela me fait irrésistiblement penser au sketch des inconnus, "Les chasseurs". Attention, il y a les bons et les mauvais lobbyistes. 
Le GROS hic en l'état, c'est que nous sommes passés au totalitarisme. Comment qualifier autrement la situation? Au moment où le projet est présenté devant le parlement européen, les seuls autorisés à faire entendre leurs voix sont les rédacteurs de l'étude, étude manipulée pour servir leurs intérêts. Experts indépendants, associations passez votre chemin! C'est pourquoi il est impérieux d'interpeller les députés européens afin de tenter de remettre un peu les plateaux de la balance à niveau. C'est simple comme un CLIC! La démocratie, ça vaut un coup de pouce, ça vaut un clic.
Après, il n'est plus qu'à espérer qu'à tout le moins les élus de Strasbourg puissent se prononcer dans la plus grande impartialité et que CT Moto Européen soit renvoyé aux oubliettes. Si on laisse les mains libres à Dekra, Autovision et consorts, ils ne tarderont pas à contrôler les vélos, les landaus et même nos godasses! 
Au delà de cette "petite" question, à l'aune des problèmes économiques et sociaux que nous connaissons, se pose une question plus grave. Que veut, que fait cette Europe pour ses citoyens? Poser la question, c'est déjà y répondre un peu. L'Europe des peuples, on l'attend toujours. Au moment où cette entité reçoit le prix Nobel de la paix, cette paix elle la fait payer au prix fort à des millions de ses ressortissants. Les banques et les affaires d'abord! Le bien commun bradé au privé! C'est le credo lors des naufrages communautaires. Quant aux passagers appuyons leur un peu la tête sous l'eau. 
Pour toutes ces raisons, grandes et petites, la CEE est plus perçue comme le problème que la solution. Ce qui n'empêche pas ses promoteurs, en France comme ailleurs, de s'étonner de ce désamour et de la montée du "populisme" dans certains pays. La démocratie européenne est à bâtir, et il y a du boulot!
Je m'égare? Que non. Motard bien sûr, mais citoyen conscient avant tout!


mercredi 6 mars 2013

A prendre avec des pincettes.

Des gants élégants.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire de gants obligatoires? Alors, nous aussi, on va bientôt devoir sortir couverts? Pour peu que Mapa© ait produit des préservatifs à 5 doigts, le slogan de campagne était tout trouvé. Sera-t-il donc impossible dans le futur d'enfourcher nos rutilants engins sans prendre des gants? Une mesure qui irait comme un gant à ceux qui n'en prennent pas, ou si peu  avec leurs congénères... Il n'en sera probablement pas de même avec les habitués de l'arsouille. Plus moyen de jeter le gant à ce potentiel adversaire qui nous toise en attendant le feu vert et encore moins pour celui-ci la possibilité de le relever. Quelle guigne! Malgré tout, il nous restera encore la possibilité de dissimuler une main (droite) de fer dans un gant de velours, histoire d'enrouler du câble sans arrière pensée. Si cette idée prenait corps, j’aurais le sentiment que le CNSR a été doublement noyauté, par le lobby des gants de palpation en latex et celui des proctologues. Une occasion rêvée pour la ganterie française et internationale de double pénétrer le marché.

dimanche 3 février 2013

Divorce consommé.

Tous ceux qui n'ont jamais eu la chance de divorcer, ne savent rien de ce sentiment. Rencontrer l'autre, celui ou celle avec qui on a partagé de bons moments et des choses plus fortes encore. La roue a tourné, les vies ont divergé. Et si on est content de se revoir, de prendre quelques nouvelles, on sait l'un comme l'autre que notre vie est ailleurs.
Voilà quelques jours, me préparant pour un (petit) viron avec Longstroke, déception sans fond, le Skipster refuse obstinément de donner de la voix. En ces temps de mariage pour tous, ne soyez pas étonnés que je partage la route avec un engin au masculin. Magie du réseau GSM je préviens mon pote qui dare, dare rapplique à la maison. Tous les symptômes de la batterie déchargée sont là. (Je vous épargne le côté technique de l'affaire qui sera résolu un peu plus tard.) Je déclare alors: "Je prends la caisse et on se retrouve là-bas." Pour l'anecdote, il s'agit de visiter un salon de vieilleries à deux et quatre roues. Même trois en fait.
Il me rétorque tout de go: "Pourquoi tu ne prends pas la Guzzi?" Bigre, ça ne m'est pas venu spontanément à l'esprit...
Nous voilà donc en route, la V11 en tête, l'Iron qui suit sagement. Voilà, c'est bien de cela qu'il s'agit. Chaque passage près de Larosso (féminine, elle) me donne à voir son allure de Café Raceuse aguicheuse, à la fois brute et sensuelle, si belle à regarder. Mais une fois installé aux commandes, c'est la grande incompréhension. Je ne comprends plus rien à cette moto, je suis crispé, le côté on/off de l'embrayage que j'ai tant loué quand je passais les rapports bien dans les tours, la position, plus rien ne va. 
Finalement, j'ai fait l'aller-retour en moto, certes, mais sans plaisir véritable. Et pourtant que de bons souvenirs et d'anecdotes me viennent de ces presque 10 années à rouler avec elle.Rien n'y fait. La page est vraiment tournée.
On peut trouver cela désolant. Pour moi, c'est rassurant. Ce retour vers une Harley n'était pas le fruit d'un coup de tête masqué par de fausses vraies raisons. C’était bien le signe d'un divorce profond, mais tous les bons (et moins bons) instants sont gravés en moi. Au final, ceux qui ne connaissent rien du divorce et qui roulent en bécane ont une chance d'en connaître les sentiments malgré tout. Il suffit d'attendre.
J'ai dans ma bibliothèque, une histoire de Moto Guzzi, en Italien, avec cette dédicace de Goffredo Puccetti: "A Pascal, grand guzziste." En réalité, même si j'ai beaucoup aimé la California aussi, j'ai plutôt été un "grand" Vonziste. Deux fois même. Je reste néanmoins attaché à la vieille dame de Mandello, à son passé surtout. Et c'est pourquoi aussi, je garde en mémoire l'autre dédicace figurant dans le livre, de mes amis Fabienne et Salvatore: "...en espérant renouveler notre périple mandellien un jour prochain." 
J'y compte bien, même avec une américaine!

samedi 2 février 2013

La tendance et le style.

Crédit photo: www.coupdekick.free.fr
C'est un de ces hasards du net qui a posé sous mes yeux une 400 Yam RD "caféracerisé" voilà quelques jours. Je m'y suis arrête un moment. Il faut dire qu'en 1976, c'est bien loin, j'ai été à deux doigts d'en acheter une, avant de finalement céder aux sirènes d'un autre twin, quatre temps celui de la marque au diapason, un 500 XS.
L’engin, s'il est traité assez sobrement et dans l'ensemble avec bon goût, m'a quand même quelque peu surpris. Outre l’absence de garde boue avant, les coudes d'échappement se voient affublés des désormais "incontournables" bandes thermiques dont usent et abusent nombre de préparateurs. Tendance quoi. Vous direz, que j’ergote, mégote, pinaille. Peut-être.
Cette machine m'a tout de suite fait penser à une autre, sur une base identique et qui me fit baver voilà près de 40 ans. Je l'ai déjà évoquée dans un ancien billet, il s'agit de la 400 PMS. PMS, concessionnaire Yamaha parisien avait homologué sous son nom une série de 400 RD (et de 250 précédemment) préparées pour le Promosport. Une petite recherche plus tard, j'ai eu la chance de trouver un scan de l'essai de la 2 et demi par Fred Tran Duc en personne. C'est dans celui-ci que j'ai vu mentionné pour la première fois le terme de "Café Racer".
Concernant la préparation, l'accent avait été mis sur la puissance et une certaine efficacité. Au détriment de l'agrément moteur et du confort. Quant à la finition, elle était alors le cadet des soucis de cet atelier. Néanmoins, point de bandelettes thermique, mais le garde boue avant était à sa place.
Concernant la prose de Fred, ceux qui ont connu le MJ de cette époque s'en doute, elle est rédigée dans un Français des plus réjouissants, tout en restant à la portée du commun des mortels, en se permettant de citer Montherlant et le Coran.
Or donc, il serait temps que les préparateurs et garages qui se piquent de caféracérisation arrêtent l’utilisation et l'application à tout va sur les modèles "vintage" de trucs et recettes tendances qui bien souvent ne correspondent ni à l'esprit ni à la temporalité de ces bécanes. Un cafra, c'est avant tout fait, comme toute moto, pour rouler. Efficacement. Alors, les bandes thermiques, les pneus Firestone, les selles de fakir, basta. Qu'ils arrêtent de suivre la mode et essaient plutôt de la précéder.
Quant à ceux qui écrivent dans la presse spécialisée, qu'ils plongent dans les archives, compulsent les écrits de Fred Tran Duc, de Guido Bettiol et de quelques autres, histoire de se souvenir qu'on peut écrire sur la moto avec style.